Renault : Les moteurs (diesels) au losange très prisés

A défaut de résultats probants en Formule 1 avec son moteur F1 Energy, Renault cartonne avec ses moteurs civils et notamment diesels. En effet, la marque au losange place désormais ses moteurs dans 9 modèles allemands. On note ainsi qu’au premier semestre, 70 000 blocs ont été livrés, soit autant que pour l’ensemble de l’année 2013 !

index

Ces dernières semaines Renault a discrètement commencé à livrer deux nouveaux moteurs destinés à quatre nouveaux modèles de Daimler (berline Classe C et utilitaire Vito chez Mercedes, nouvelles Smart en version deux et quatre places). L’usine de Cléon (Seine-Maritime) a ainsi augmenté durant l’été les capacités de production de son moteur diesel « R9 », quatre cylindres de 1,6 litres, en passant de 200.000 à 300.000 unités, avec un pic de 450.000 envisagé à terme. Environ 100.000 unités devraient être dédiées au groupe Daimler dans un premier temps, le reste allant à Nissan (Qashqai, X-Trail) et Renault (Megane, Scenic…). En Roumanie, l’usine Dacia de Pitesti vient également de débuter la production des moteurs essence « H4 » de 90 et 70 chevaux, que l’on retrouve sous le train arrière de Twingo et qui équiperont les nouvelles Smart.

1.6-dci[1]

Ces deux moteurs viennent rejoindre un premier bloc, le « K9 », un moteur diesel de 1,5 litres, produit à Valladolid (Espagne), d’abord monté sur la Classe A (en 2012), et étendu discrètement sur les classes B, CLA et utilitaire Citan (un Kangoo « étoilé » en fait), ainsi que le nouveau cross-over GLA. Au premier semestre 70.000 blocs ont été livrés soit autant que pour l’ensemble de l’année 2013, indique-t-on du côté du groupe français. Ces commandes ne représentent certes que 4% des moteurs produits par Renault (contre 2,6 % en 2013) et se concentrent sur une offre d’entrée de gamme, forcément limitée. Reste que le volume va sensiblement augmenter, vu que Renault va désormais livrer 9 modèles de Daimler. «On pourrait être bientôt sur un volume de plus de 300.000 moteurs annuels» indique une source de la marque au Losange. Sans compter que d’autres annonces de coopération pourraient être faîtes au Mondial de Paris, début octobre.

chaine moteurs

Alors même que ces commandes représentent une belle reconnaissance pour son ingénierie, Renault se refuse toujours à communiquer sur le sujet. Pas question de froisser Mercedes, ses ingénieurs et ses clients, qui ne sont pas toujours ravis d’intégrer des petits blocs français sur de belles voitures allemandes. Le groupe de Stuttgart, qui précise que les blocs de Renault sont retravaillés (suralimentation notamment…) avant d’être intégrés sous le capot, est pourtant de plus en plus intéressé par cette coopération : il s’évite de coûteux investissements d’ingénierie et réduit sa moyenne d’émission, grâce à la faible consommation des blocs Renault. Côté français, ces commandes permettent de charger les usines mécaniques, et d’amortir des coûts d’ingénierie, de plus en plus élevés avec le durcissement des normes environnementales. Renault accélère dans cette logique : en 2013, 17,4 % de ses moteurs étaient produits pour ses partenaires (Nissan, Daimler, General Motors dans les utilitaires…). Il devrait aussi commencer à livrer Fiat, dont l’utilitaire Scudo devrait intégrer le moteur R9 de Cleon.

 

Source : Les Echos

6 thoughts on “Renault : Les moteurs (diesels) au losange très prisés

  1. Pingback : Les non dits informationnels de la Deutsche Qualität : Knowckers

  2. ????? « A défaut de résultats probants en Formule 1 avec son moteur F1 Energy » alors qu’ils ont eu des aides d’état et dépensé des milliard dans l’électrique???

    ????? livraison record de moulins au Merco… oui mais pas de V6 dCi le meilleur mais faut pas exagérer ahahahah, et oui j’oubliais, production arrêté au bout de 5 ans du merveilleux V6 dCi pour les Renault… Quelle classe à la française; Quelle misère, V6 tué par une fiscalité psychotique et un coût/image inadapté à la production nationale, pathétique et ça fait 30 ans que ça dure !

  3. Bonjour,
    Superbe reconnaissance de la technique « Made in France » Cocorico !!! Mais…
    Ce n’est pas nouveau, sans doute un des éléments de cette mondialisation afin de diminuer les coûts pour augmenter les profits ….
    Je me souviens d’une époque où Fiat partageait énormément de pièces avec Simca… Jusqu’au pare-brise. Idem Pour Peugeot et Renault sur R20 et 505 notamment (moteur française mécanique me semble-t-il)
    Et comme dirait mon voisin rappeur
    « Moi je roule en Merco,
    Mais jamais en Renault
    Pour la reconnaissance
    Je roule plus à l’essence
    Les sens de la Renault ?
    Y’a vraiment pas photo  »

    Les « lascars » vont en prendre un coup ! :box:

Laisser un commentaire